"LA PETITE RITOURNELLE DE L'HORREUR" de Cécile Cabanac
Pio et Maria Achenza pensaient avoir fait l'affaire du siècle. Une maison aux Mesnuls, dans les Yvelines, pour une somme de 85 000 euros. Une bâtisse à restaurer censée les accueillir eux et leurs trois enfants, ainsi que le petit dernier dont Maria doit accoucher dans les prochains jours.
Mais alors que Pio tente d'abattre une cloison, il découvre le corps emmuré d'une petite fille. Abasourdi et tétanisé par la peur, il appelle aussitôt la police. Qui se rend immédiatement sur les lieux. Et met au jour deux autres cadavres d'enfants.
Les médias dépêchés sur place en nombre parlent déjà de "la maison de l'horreur".
Le commandant Virginie Sevran et son adjoint Pierre Biolet du SRPJ de Versailles sont chargés de l'enquête. Et apprennent très vite que les anciens propriétaires, les Duflot, tous les deux décédés désormais, étaient famille d'accueil pour des enfants défavorisés ou orphelins.
Deux êtres exécrables, tortionnaires, qui ont fait subir les pires sévices aux enfants passés entre leurs murs. Sans que les services sociaux ne soient au courant, ou pire, ferment les yeux.
Le problème c'est que l'identité judiciaire révèle que les meurtres sont postérieurs à la mort du funeste couple. Donc qu'un assassin est bien en liberté, et qu'on ne sait pas combien d'autres victimes il a pu faire.
On retourne le terrain, on fouille les archives, on interroge les anciens voisins, mais aucune piste ne se dégage.
Pourtant, au fil des jours, quelque chose interpelle de plus en plus Sevran et Biolet : la personnalité de Maria Achenza. Qui manque d'empathie pour l'horreur vécue par les gamins assassinés, et qui semble, bien qu'elle s'en défende, parfaitement connaître les lieux et le passé de la baraque.
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