"LE CRIME DU MÉTRO" de Christian Di Scipio
Il est aux alentours de 18h30, ce dimanche 16 mai 1937, lorsque Laetitia Toureaux, élégante jeune femme de trente ans, monte dans une rame du métro à la station Porte-de-Charenton. Elle ne le sait pas encore mais elle vit ses derniers instants.
Car quelques minutes plus tard, Porte-Dorée, c'est son corps sans vie que des passagers retrouvent, avec un couteau profondément enfoncé dans le cou, jugulaire sectionnée.
Elle est officiellement devenue la première victime assassinée dans le métropolitain parisien.
Mais qui a bien pu s'en prendre à cette jeune veuve d'origine italienne, modeste emballeuse dans une usine de boites de cirage à Saint-Ouen ?
Georges Badin, chef de la police criminelle, met ses hommes sur le coup. Et découvre très vite que cette enquête sent le soufre et qu'elle peut se révéler explosive. Parce que la victime du métro avait beaucoup de choses à cacher.
De son vrai nom Yolanda Nourrissat, elle remplissait des missions d'espionnage pour l'ambassade d'Italie. Elle était chargée de suivre les opposants politiques du régime de Mussolini et de renseigner les services secrets transalpins sur leurs agissements à Paris.
Parfois, elle rendait des services similaires pour un ami, patron d'une agence de détectives privés. Courtisane, elle multipliait les amants, dont certains étaient peu fréquentables et liés au crime organisé.
Un profil bien éloigné de ce qu'écrivent les journaux. Et de ce que son statut de modeste ouvrière laissait supposer. C'est pourquoi les autorités françaises se trouvent face à un sérieux dilemme : faut-il faire toute la lumière sur ce crime ou vaut-il mieux étouffer l'affaire ?
(Livre disponible chez 10/18 au prix de 8,40 euros)