On voit toutes sortes de choses dans les affaires criminelles. Du plus sordide au plus farfelus.

   Alors pourquoi pas sept pieds qui refont surface dans la Seine devant le mythique 36 quai des Orfèvres ?

   Forcément pour le capitaine de police Martin Vaas, débarqué de Lyon depuis deux ans, c'est une première. 

   Avec en plus, un message énigmatique qui complique un peu plus ce début d'enquête. Car sur le pied solitaire, celui qui ne fait pas partie d'une paire, le mot "gagné" a été gravé.

   L'identification des victimes est difficile et l'ADN ne parle pas.

   Il faut la découverte d'un premier corps pour qu'enfin Vaas et son équipe sortent du brouillard. 

   Un jeune homme est retrouvé par un batelier, crucifié comme une figure de proue, près d'une écluse de la Seine. 

   Il s'agit de Jordan Buch, qui, avec trois amis, était parti de Guéret, dans la Creuse, pour une randonnée à travers le pays. Il est donc à redouter que d'autres cadavres suivent le même chemin. 

   Après des recherches approfondies sur des dossiers similaires, avec un mode opératoire identique, quatre anciennes affaires sont mises au jour. Où des pieds tranchés ont tous été abandonnés près de cours d'eau.

   la première remontant à près de vingt ans. Lorsqu'un couple de touristes anglais a subi le même sort près de la Durance dans les Hautes Alpes. 

   Puis ensuite il y a eu les rives de la Moselle, les berges du Tarn, enfin la Seine. 

   Un tueur en série frappe-t-il à cinq ans d'intervalle ? Pourquoi un tel écart de temps entre deux expéditions meurtrières ? Que gagne celui ou celle qui n'a qu'un seul des deux pieds tranché ? 

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